Bible éclairée à la bougie
Lieu
Eglise saint Louis, Grenoble

Frères et sœurs, nous venons d’entendre et presque d’assister à un “process“ de libération, c’est-à-dire à une succession d’étapes pour arriver jusqu’au pardon, au don du pardon de Jésus. La conséquence est que : “Tous rendaient gloire à Dieu !“Peut-être portez-vous ce désir au fond de vous-mêmes, mais voilà…

De fait, il peut arriver que des obstacles nous empêchent d’aller jusque-là. Dans ce récit de la guérison d’un homme que ses compagnons font passer par le toit, sur son brancard, nous assistons à un obstacle, une difficulté importante : que ce soit la foule, que ce soit un mur, des tuiles… ! Bref, un obstacle nous bloque. Sans doute avons-nous fait cette expérience et ce constat dans notre propre existence.Parfois ces obstacles sont dus à des causes extérieures, parfois imprévisibles, mais il arrive que ces causes soient propres à nous-mêmes ! 

Combien de fois, le Seigneur veut nous consoler, nous redire son amour, nous cajoler, mais nous nous heurtons à des difficultés : difficultés matérielles ou financières, difficultés de fermeture, la solitude, le découragement… Nous voyons que ces obstacles s’accumulent autour de nous et nous n’avons même plus la force de réagir.

Comment lever ces obstacles à la consolation que le Seigneur veut nous donner?

Voilà la question que j’entends aujourd’hui, dans l’évangile. Il est vrai que ce n’est pas toujours facile de se laisser consoler par le Seigneur ! Pourquoi ? Parce qu’il faut bien souvent nous dépouiller de nos peurs, de nos égoïsmes, de ces choses qui sont notre fort interne : que ce soit l’amertume, que ce soit les plaintes, que ce soit beaucoup d’autres choses. Pour que cette consolation advienne, nous sommes invités déjà à réfléchir, à faire un examen de conscience : 

Comment est mon cœur ? Ai-je quelqu’amertume ? Pourquoi suis-je triste ?

Comment est mon langage ? Comment est-ce que je vois le monde autour de moi ?

Ai-je besoin de cela pour exister ? Suis-je capable d’accepter l’aide des autres ? 

Est-ce que j’ose demander de l’aide ?

 

C’est à ces moments-là qu’il faut un ressort supplémentaire, un vrai « courage », que l’on peut accueillir ou acquérir dans la prière ! Oser demander au Seigneur la grâce du courageparce que, dans le courage, il vient lui-même déjà nous consoler. Ce courage peut venir au-dedans de nous. Vous connaissez l’expression qui nous dit que c’est lorsque nous touchons le fond, qu’il n’y a pas d’autre solution que de rebondir. Ce peut être aussi insufflé par des amis, par des paroissiens, des frères et sœurs en Christ qui vont pouvoir nous apporter cette pichenette de force pour que nous puissions reprendre souffle et redémarrer.

   Mais ce n’est pas toujours facile de se laisser consoler, de montrer une faiblesse ! Pour beaucoup, il est plus facile de consoler les autres que de se laisser consoler. Bien souvent, nous sommes attachés au négatif, nous sommes attachés à la rancœur, à la blessure du péché en nous ! Souvent, nous restons abattus, parfois même nous préférons rester là, seul, sur son lit, comme celui de l’Évangile, isolé… là-bas, et ne pas se lever. 

C’est à ce moment-là que nous entendons-nous : “Lève-toi” ; c’est la parole de Jésus, qui toujours nous redit : Lève-toi !”.

Lève-toi !”pour aller au confessionnal,

Lève-toi !”pour entendre la Parole de Dieu,

Lève-toi !”pour sortir de ta torpeur !

Frères et Sœurs, nous pouvons demander ce matin pour nous-mêmes et aussi pour celles et ceux que nous connaissons autour de nous, le désir de la consolation, le désir déjà du courage ! Oser “Se laisser consoler par le Seigneur“!

  • Le courage, parce que Dieu sauve !
  • La simplicité, non seulement de faire confiance à Dieu, mais aussi de se laisser porter par les autres ! Ayons aussi cette compassion en portant les autres ! 

Bref, soyons des mendiants de la consolation du Seigneur !Demandons cette grâce pour chacun de nous pour aujourd’hui et pour les jours qui viennent et trouvons le courage pour y répondre !

Ainsi soit-il !