creche bethanie
Lieu
Collégiale St André, Grenoble

Comme je vous le disais tout à l’heure, nous sommes au dernier jour du temps de l’Avent, à la veille de Noël. Aujourd’hui, la liturgie nous invite à entendre ou à ré-entendre le Cantique de Zacharie. Peut-être la savez-vous ? Ce cantique est chanté par des milliers de religieux, de religieuses, de prêtres et de diacres, de laïcs, tous les matins, chaque matin. En même temps, il reste neuf, neuf comme la tendresse de Dieu, chaque matin pour le monde, comme le dit le livre des Lamentations.

Ce cantique commence par une exclamation : “Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël !“. Celui que nous chantons aux laudes du matin, c’est bien le Dieu qui choisit et maintient un choix d’amour pour chacun, le Dieu de l’appel et des promesses.

Avec Zacharie, nous sommes invités à faire mémoire de l’Histoire sainte et, en même temps, de deux grandes promesses faites et accomplies par Dieu :

- La première promesse est la promesse faite à David et à toute sa lignée, promesse que nous avons entendue dans la première lecture : “Il a fait surgir la force qui nous sauve dans la maison de David, son serviteur.“

- La deuxième promesse est le serment fait à Abraham et à ses descendants : « Il s’est rappelé son Alliance sainte, le “serment juré à Abraham“,notre père dans la foi. »

Notre Dieu tient non seulement ses promesses mais il a aussi le souci de nous !

Puis, le cantique de Zacharie mentionne celui qu’on appellera le Baptiste, ou mieux encore : le “prophète du Très haut“, car il “marchera devant, à la face du Seigneur et il préparera ses chemins.“

Jean est celui qui fait le pont entre :

  • Le premier Testament et la Nouvelle Alliance
  • Entre les promesses et leurs accomplissements.

Alors, et très logiquement, le Cantique s’achève sur la louange du Messie, l’astre d’en haut qui vient nous visiter et illuminer ceux qui habitent les ténèbres, nous illuminer à notre tour, nous qui sommes assis dans les ténèbres et l’ombre mortelle, afin de “conduire nos pas au chemin de la paix“.

Si nous sommes attentifs, avec ce cantique, nous entendons un résumé de l’Histoire du Salut. C’est toujours l’amour de notre Dieu que nous retrouvons au point de départ, comme le rappelle le nom mystérieux que Zacharie donne au Messie :“l’astre levant venu d’en haut“.

C’est sur le visage d’en enfant, d’un bébé, d’un petit d’homme, que se lève la lumière de Noël, l’aurore du Salut. Nous savons que cette lumière qui vient d’en haut, c’est Dieu, notre Père, qui la fait briller dans la nuit de Noël en répandant sa gloire sur la face du Christ, sur le visage du Messie-Enfant.

Nous sommes à quelques heures de la fête de Noël, de cette nuit si extraordinaire. Nous sommes peu nombreux ce matin, et pourtant, je crois fermement que notre prière va accompagner celles et ceux que nous allons retrouver cette nuit.

Oui, Seigneur, tes pauvres sont bien encore enfouis dans les ténèbres ; en cette nuit de Noël si proche maintenant, Seigneur, fais paraître ton jour sur le visage de Jésus !

Frères et sœurs, gardons cette certitude au fond de notre cœur, en cette nuit, pour nous-mêmes, pour toutes les familles pour lesquelles nous prions, pour les personnes auxquelles nous pensons, que chacun de nous peut se laisser rejoindre et laisser éclairer ses nuits dans lesquelles il est, par Jésus :

Viens Seigneur Jésus !

Viens illuminer notre cœur !

Ainsi soit-il !