Samedi 10 octobre 2026 – « Bienheureuse celle qui t'a porté » Lc 11,27-28

Jésus est en train de parler, quand une femme élève la voix du milieu de la foule et s'écrie : « Bienheureuse celle qui t'a porté et allaité ! »

C’est un cri du cœur ! Peut-être se compare-t-elle instinctivement à cette mère qui a eu la chance d'enfanter puis d'élever un tel fils: « Qu'elle peut être fière, cette femme-là, d'avoir un garçon comme toi ! »

Réaction maladroite ? Réaction naïve ? Non, pas forcément ! C'est la réaction profondément humaine d'une femme pour qui chaque maternité est le début d'un grand rêve, et qui réalise sa vie à travers le destin de ses enfants.

Jésus, bien loin de repousser cette femme audacieuse, saisit au bond ce qu'elle vient de crier, et il va s'en servir pour préciser une fois de plus le sens de sa mission, en apportant deux correctifs importants.

1er correctif -Tout d'abord le bonheur qu'il apporte n'est pas réservé à une femme, mais ouvert à tous les croyants.

2° Correctif -Certes le destin de Marie était exceptionnel. Mais ce qu'il y a de quotidien et d'imitable dans l'attitude de Marie, c’est l’accueil de la Parole de Dieu, l’accueil de son projet de Salut ! Voilà ce que Jésus veut retenir pour l'universaliser : « Heureux ceux, heureux tous ceux qui entendent la parole de Dieu et qui la gardent ! »

Oui, Marie est la personne humaine qui fut la plus proche de Jésus par la chair et par le cœur, mais elle a été surtout celle qui a vécu le plus intensément de sa parole.

C'est bien ce qu'Elisabeth a crié, par la force de l'Esprit, au jour de la Visitation :« Bienheureuse, celle qui a cru ce qui lui a été dit de la part du Seigneur ! »

Ainsi soit-il

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