Elle est tellement résignée qu'elle ne songe même plus à demander quelque chose à Jésus.
Jésus, lui, prend l'initiative et l'interpelle : « Femme, te voici délivrée de ton infirmité ! » Et il pose les mains sur elle.
D’une certaine façon, à certains moments de notre vie, cette femme a notre démarche, elle a nos traits et elle partage notre histoire. Cette femme courbée, c'est nous !
Pourtant, à l'instant même, la femme accomplit le geste qu'elle croyait pour toujours impossible : elle se dénoue, elle se déplie, elle se libère, elle se redresse ! La voilà qui s'éveille à l'Action de grâces !
Je note donc 3 interrogations pour nous ce matin/soir :
1-N’y a-t-il pas a encore en nous de lourdes chaînes qui nous courbent et qui doivent tomber ? À bien regarder, n’y a-t-il pas une secrète, mais réelle courbure qui existe en nous-mêmes ?
2-N’avons-nous pas, en nous, un sentiment de résignation, face à telle infirmité, tel blocage spirituel, telle addiction, telle blessure qui demeure encore ?
3-L’évangile dit aussi : « Un esprit la rendait infirme ! » Certes, nous sommes libres de nos choix, encore faut-il que nous admettions la réalité de d’une action maléfique, pour pouvoir demander au Christ de manifester sa puissance ! « Délivre-nous du Mal » prions-nous chaque jour, c’est-à-dire délivre-nous du Malin, du démon !
Le Christ a bien remarqué l’infirmité de cette femme et son cœur l’a porté à agir. Osons quitter toutes nos résignations – Restons en présence du Sauveur et ÉCOUTONS-le ! Alors, la Joie de la Foule, sera aussi la nôtre !
Ainsi soit-il !