Jeudi 5 novembre 2026 – TO A - La brebis et la drachme perdues - Lc 15,1-10
Aujourd'hui, l’évangile nous montre quel prix, Dieu est prêt à payer pour nous garder dans son amitié, et comment, lui, Jésus conçoit son rôle de sauveur.
Deux exemples :
-Le premier exemple qu'il prend a trait directement à la vie communautaire.
Voilà une brebis qui ne se trouve pas bien avec les autres, et qui n'est pas satisfaite de ce que broutent ses compagnes. Ostensiblement, elle cherche son bonheur en s'éloignant du troupeau. Elle suit son idée ! Elle rejoint son désir, sans s'occuper de ce que vivent ou de ce que cherchent les autres.
Quoi dire ? - « Tant pis pour elle. Après tout, chacun fait ce qui lui plait ! »
Ce serait voir les choses à la manière humaine. Le Christ Pasteur, lui, raisonne autrement : « Si elle est seule, elle souffre, si elle est loin, elle va se désespérer. Je vais la chercher ! »
C'est toute l'Église, toute la communauté croyante, qui est conviée à la joie de Jésus : « J'ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue », celle qui n'osait plus espérer ni en moi, ni dans les autres, encore moins en elle-même.
Sa brebis, vous l'avez reconnue : elle a votre visage, votre allure, votre histoire. Plus elle est perdue, plus elle lui manque ; plus elle est isolée, plus il la cherche comme l'unique.
2° exemple Le Christ se compare ensuite à une femme qui a perdu une pièce d'argent. Une sur les dix qu'elle avait ! Elle ne peut pas se résigner à cette perte. Elle allume une lampe, donc, il fait sombre (importance de l’obscurité !) ! Elle balaye partout, pour la retrouver, pour avoir tout tenté, au moins, avant de faire son deuil de la pièce égarée. Là, la persévérance conduit à la joie !
Cette brebis ramenée, cette pièce retrouvée, c'est l'histoire de toute conversion : Dieu fait l'impossible, par son Fils Jésus, pour nous réunir avec Lui.
Cette espérance, nous l’avons sans doute vécu, pour nous-mêmes ou découverts dans des témoignages.
Dernier point, est-ce si simple ? Non, de notre part, une réponse est nécessaire !
Car, pour autant, la pièce d’argent n’y est pour rien, pour la brebis, il faudra qu’elle se laisse rejoindre, et qu'elle accepte de se laisser ramener. Cela est parfois une autre histoire ! Ainsi soit-il