Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens
« Celui qui a commencé en vous un si beau travail le continuera jusqu’à son achèvement au jour du Christ »
Paul et Timothée, serviteurs du Christ Jésus,
à tous ceux qui sont sanctifiés dans le Christ Jésus
et habitent à Philippes,
ainsi qu’aux responsables et aux ministres de l’Église.
À vous, la grâce et la paix
de la part de Dieu notre Père
et du Seigneur Jésus Christ.
Je rends grâce à mon Dieu
chaque fois que je fais mémoire de vous.
À tout moment, chaque fois que je prie pour vous tous,
c’est avec joie que je le fais,
à cause de votre communion avec moi,
dès le premier jour jusqu’à maintenant,
pour l’annonce de l’Évangile.
J’en suis persuadé,
celui qui a commencé en vous un si beau travail
le continuera jusqu’à son achèvement
au jour où viendra le Christ Jésus.
Il est donc juste que j’aie de telles dispositions à l’égard de vous tous,
car je vous porte dans mon cœur,
vous qui communiez tous à la grâce qui m’est faite dans mes chaînes
comme dans la défense de l’Évangile et son annonce ferme.
Oui, Dieu est témoin de ma vive affection pour vous tous
dans la tendresse du Christ Jésus.
Et, dans ma prière, je demande
que votre amour vous fasse progresser de plus en plus
dans la pleine connaissance et en toute clairvoyance
pour discerner ce qui est important.
Ainsi, serez-vous purs et irréprochables
pour le jour du Christ,
comblés du fruit de la justice
qui s’obtient par Jésus Christ,
pour la gloire et la louange de Dieu.
– Parole du Seigneur.
Refrain :
Grandes sont les œuvres du Seigneur !
ou
Alléluia !
De tout cœur je rendrai grâce au Seigneur
dans l’assemblée, parmi les justes.
Grandes sont les œuvres du Seigneur ;
tous ceux qui les aiment s’en instruisent.
Noblesse et beauté dans ses actions :
à jamais se maintiendra sa justice.
De ses merveilles il a laissé un mémorial ;
le Seigneur est tendresse et pitié.
Il a donné des vivres à ses fidèles,
gardant toujours mémoire de son alliance.
Il a montré sa force à son peuple,
lui donnant le domaine des nations.
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
« Si l’un de vous a un fils ou un bœuf qui tombe dans un puits, ne va-t-il pas aussitôt l’en retirer, même le jour du sabbat ? »
Verset avant l'Évangile :
Alléluia. Alléluia.
Mes brebis écoutent ma voix, dit le Seigneur ;
moi, je les connais, et elles me suivent.
Alléluia.
Un jour de sabbat,
Jésus était entré dans la maison d’un chef des pharisiens
pour y prendre son repas,
et ces derniers l’observaient.
Or voici qu’il y avait devant lui
un homme atteint d’hydropisie.
Prenant la parole,
Jésus s’adressa aux docteurs de la Loi et aux pharisiens
pour leur demander :
« Est-il permis, oui ou non,
de faire une guérison le jour du sabbat ? »
Ils gardèrent le silence.
Tenant alors le malade, Jésus le guérit et le laissa aller.
Puis il leur dit :
« Si l’un de vous a un fils ou un bœuf
qui tombe dans un puits,
ne va-t-il pas aussitôt l’en retirer,
même le jour du sabbat ? »
Et ils furent incapables de trouver une réponse.
– Acclamons la Parole de Dieu.
Vendredi 30 octobre 2026 - 30° semaine TO Paire » (Lc 14, 1-6)
Cela nous paraît évident : si un enfant ou un bœuf tombent dans un puits, un de ces puits à grande margelle, comme on en voit dans les plaines d'Israël, il faut tout de suite tenter l'impossible, quel que soit le jour de la semaine. Il faut lui venir en aide, immédiatement ! C’est bien clair aussi dans la pensée de Jésus.
Mais, alors, qui pouvait interdire ce réflexe d'entraide élémentaire ?
Certains Pharisiens étaient parmi ces rigoristes ! Hélas ! Cela existe toujours aujourd’hui.
Le sabbat n’est pas dans les Écritures et la Torah, un jour où l’on ne doit rien faire. Dans la tradition juive, c’est un jour d’activités religieuses et spirituelles, d’affections familiales et de rencontres amicales.
Face au bon sens de Jésus... ses opposants n'ont rien pu répliquer !
Au fond, Jésus vise à la fois plusieurs déformations de la conscience :
d'abord le divorce entre ce qu'on dit et ce qu'on fait, entre ce qu'on impose aux autres et ce qu'on se permet à soi-même;
ensuite la dureté du cœur, qui empêche de reconnaître les urgences, de réagir pour aider et sauver;
mais surtout la trahison de la véritable religion, de l'authentique relation à Dieu, quand on se retranche derrière le service de Dieu ou derrière la fidélité à Dieu pour échapper à une solidarité élémentaire avec les hommes, comme si on pouvait regarder Dieu en détournant son regard des hommes que Dieu aime.
Dimanche dernier, un docteur de la loi interrogeait Jésus sur le « grand commandement ! »
Sa réponse nous éclaire toujours aujourd’hui : Jésus déplace la Loi vers son accomplissement dans l’amour.
Il s’agit d’abord d’aimer « le Seigneur »
« Aimer notre prochain comme nous-mêmes ».
Jésus précise que ces deux commandements sont d’égale importance, et, à vrai dire, ils n’en font qu’un, le second étant, effectivement, le lieu de vérification du premier.
Voilà ce que la Parole de Dieu nous donne à méditer, en ce jour !
Ainsi soit-il