Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens
« Ce mystère est grand : je le dis en référence au Christ et à l’Église »
Frères,
par respect pour le Christ,
soyez soumis les uns aux autres ;
les femmes, à leur mari, comme au Seigneur Jésus ;
car, pour la femme, le mari est la tête,
tout comme, pour l’Église, le Christ est la tête,
lui qui est le Sauveur de son corps.
Eh bien ! puisque l’Église se soumet au Christ,
qu’il en soit toujours de même pour les femmes
à l’égard de leur mari.
Vous, les hommes,
aimez votre femme à l’exemple du Christ :
il a aimé l’Église,
il s’est livré lui-même pour elle,
afin de la rendre sainte
en la purifiant par le bain de l’eau baptismale,
accompagné d’une parole ;
il voulait se la présenter à lui-même, cette Église,
resplendissante,
sans tache, ni ride, ni rien de tel ;
il la voulait sainte et immaculée.
C’est de la même façon que les maris doivent aimer leur femme :
comme leur propre corps.
Celui qui aime sa femme s’aime soi-même.
Jamais personne n’a méprisé son propre corps :
au contraire, on le nourrit, on en prend soin.
C’est ce que fait le Christ pour l’Église,
parce que nous sommes les membres de son corps.
Comme dit l’Écriture :
À cause de cela,
l’homme quittera son père et sa mère,
il s’attachera à sa femme,
et tous deux ne feront plus qu’un.
Ce mystère est grand :
je le dis en référence au Christ et à l’Église.
Pour en revenir à vous,
chacun doit aimer sa propre femme comme lui-même,
et la femme doit avoir du respect pour son mari.
– Parole du Seigneur.
Refrain :
Heureux qui craint le Seigneur !
Heureux qui craint le Seigneur
et marche selon ses voies !
Tu te nourriras du travail de tes mains :
Heureux es-tu ! À toi, le bonheur !
Ta femme sera dans ta maison
comme une vigne généreuse,
et tes fils, autour de la table,
comme des plants d’olivier.
Voilà comment sera béni
l’homme qui craint le Seigneur.
De Sion, que le Seigneur te bénisse !
Tu verras le bonheur de Jérusalem tous les jours de ta vie.
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
« La graine a poussé, elle est devenue un arbre »
Verset avant l'Évangile :
Alléluia. Alléluia.
Tu es béni, Père,
Seigneur du ciel et de la terre,
tu as révélé aux tout-petits
les mystères du Royaume !
Alléluia.
En ce temps-là,
Jésus disait :
« À quoi le règne de Dieu est-il comparable,
à quoi vais-je le comparer ?
Il est comparable à une graine de moutarde
qu’un homme a prise et jetée dans son jardin.
Elle a poussé, elle est devenue un arbre,
et les oiseaux du ciel ont fait leur nid dans ses branches. »
Il dit encore :
« À quoi pourrai-je comparer le règne de Dieu ?
Il est comparable au levain
qu’une femme a pris et enfoui dans trois mesures de farine,
jusqu’à ce que toute la pâte ait levé. »
– Acclamons la Parole de Dieu.
Mardi 27 octobre 2026 – 30° Semaine TO
À QUOI LE RÈGNE DE DIEU EST-IL COMPARABLE ?
Dans l’évangile d’aujourd’hui, Jésus en utilise deux images de la vie courante (mais que peu de jeunes connaissent) pour nous révéler à quoi est comparable le règne de Dieu.
La 1re est cette graine de moutarde qui exprime tout à la fois, la petitesse, l’enfouissement, la mort, mais aussi une force de vie ! Qui pourrait imaginer, en effet, qu’une petite semence d’à peine un millimètre puisse s’épanouir en un arbuste de presque trois mètres de haut !
La 2° image est celle du levain. Une petite poignée, mélangée le soir à trois mesures de farine (environ 36 litres), donnera au matin du pain pour tout le village. Sans que personne n’y fasse attention, la pâte aura levé toute la nuit sous l’effet de cette infime quantité de levain.
L’insistance de Jésus doit attirer notre attention ! 2 fois sur « le règne de Dieu… »
À travers ces deux paraboles, c’est toute la vie du Christ que nous retrouvons. Car « le règne de Dieu » c’est d’abord le Christ !
Jésus, en se désignant lui-même, ne dit-il pas à ses apôtres : « le règne de Dieu est au milieu de vous » ?
Règne de Dieu aux commencements modestes, parole de vie semée dans les cœurs d’un petit groupe d’apôtres, illustres inconnus aux yeux des grands du monde de cette époque. Parole appelée à mourir durant l’épreuve de la passion.
Parole enfouie trois jours dans le tombeau, mais qui dans la nuit de cet enfouissement va peu à peu lever pour laisser éclater au grand jour de Pâques, sa force de vie par sa Résurrection.
C’est ainsi qu’a germé l’arbre de l’Église, corps du Christ, qui unit le ciel et la terre et qui offre à toute personne de pouvoir trouver refuge à l’ombre de la miséricorde divine.
Ce qui est vrai de l’Église, l’est aussi de tout chrétien !
Ce que Dieu nous demande à tous, dans une simplicité de vie, c'est d'être levain, ferment de prière
Que cette Eucharistie nous permette de nous enraciner toujours plus profondément en Dieu.
Nous serons alors sûrs que nous porterons un fruit de vie éternelle.
Ainsi soit-il